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Lundi 21 déc 2015

LA VIDURE

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L’Océan est notre Univers

Publié le 14-décembre-2013 | Poster un commentaire

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Photographie : © Cat Vinton

Les Moken sont un peuple austronésien semi-nomade vivant dans l’archipel des Mergui. Composé d’environ 800 îles dans la mer d’Andaman, cet archipel est revendiqué à la fois par la Birmanie et la Thaïlande.

Les Moken auraient émigré du sud de la Chine vers la Thaïlande, la Birmanie et la Malaisie il y a approximativement 4000 ans. Ils vivent la plupart de l’année sur leurs bateaux en bois appelés kabang, qu’ils construisent eux-mêmes. Ils se déplacent en flotilles d’îles en îles, selon les circonstances et le sens des vents à la recherche de nourriture, pour des raisons de sécurité ou de santé. Ils ont depuis toujours rejeté les possessions matérielles ainsi que la technologie moderne.

Ils vivaient traditionnellement dans des maisons temporaires sur pilotis sur la côte est des îles, à l’abri des vents de tempêtes – comme le font encore les familles semi-nomades – de mai à octobre, lorsque la mousson du sud-ouest amène les fortes pluies et les grands courants.

Mais aujourd’hui, la vie maritime des Moken, qui n’est délimitée par aucune frontière, est en danger. Ce peuple pacifique a constamment été persécuté par les autorités birmanes et thaïlandaises qui se méfient de leur mode de vie indépendant et qui ont tenté de les sédentariser dans des parcs nationaux.

Le nombre de Moken semi-nomades a diminué ces dernières années en raison de la régulation politique post-tsunami, des compagnies pétrolières de forage off-shore et des gouvernements qui saisissent leurs terres pour développer le tourisme et la pêche industrielle. ‘Aujourd’hui, les grands bateaux viennent et prennent tout le poisson.

Je me demande ce qu’ils feront quand l’océan sera vide’, rapporte Hool Surivan Katale au réalisateur Runar J. Wilk, qui a récemment créé le site internet MokenProjects pour sensibiliser l’opinion publique internationale sur leur situation. De nombreux Moken sont désormais sédentarisées dans des villages de huttes en bambou, vendant de l’artisanat et travaillant comme bateliers, gardiens ou éboueurs dans l’industrie du tourisme.

Cependant, quelques familles moken continuent de naviguer sur les eaux turquoises de l’archipel Mergui sur leurs kabang durant 7 à 8 mois de l’année. ‘Pour nous les Moken, l’océan est tout notre univers’, dit Hook Suriyan Katale.

La photographe Cat Vinton a passé six semaines dans les Îles Surin avec Pe Tat, Sabi et leurs enfants, une famille semi-nomade.

Le kabang de Pet Tat, ouvert aux deux extrémités, est amarré à proximité d’un cap granitique des Îles Surin.

Traditionnellement, le kabang des Moken est construit en bois et ses différentes parties sont liées entre elles par du bambou et du rotin. Sa coque est sculptée, la poupe en forme de fourche et le toit en feuilles de palmier séchées. Seules quelques espèces d’arbres sont utilisées pour la construction du kabang, comme le rakam (Salacca), une plante fibreuse qui gonfle lorsqu’elle est mouillée. Les feuilles de Pandanus sont quant à elles utilisées pour tisser des nattes, des paniers et des boîtes.

Selon l’anthropologue Jacques Ivanoff, dans le mythe de la création des Moken, la reine ancestrale d’une île nommée Sibian, a ordonné que le kabang représenterait le corps humain avec, à l’avant du bateau, une bouche qui mange (‘makan okang’) et l’arrière qui défèque (‘mae butut’).

Pet Tat construit un nouveau toit pour le kabang familial avec des feuilles de palme. Avant de couper un arbre, on doit demander la permission aux esprits.

Un proverbe Moken dit : ‘Si un jeune homme est capable de construire un bateau, de fabriquer des rames ou des voiles, s’il sait comment utiliser la lance pour harponner les tortues, alors je lui donnerai ma fille. Dans le cas contraire, je ne permettrai jamais à ma fille de s’en aller’.

(Proverbe moken, courtesy Jacques Ivanoff)

Leur connaissance extrêmement fine de la mer, des vents et des cycles lunaires n’est pas écrite. Leur histoire est orale, riche en mythes, en légendes et en chants. Les enfants apprennent à ‘lire’ la nature par l’observation et l’expérience.

Un mythe raconte que le ‘la-boon’ (la vague qui mange les gens) est invoquée par la colère des esprits ancestraux. La légende raconte que juste avant qu’arrive le la-boon, la mer se retire.

Lors du recul de la mer qui a précédé le tsunami de décembre 2004, les anciens d’un village moken en Thaïlande, laissant leur kabang échoué prés du récif corailien, ont immédiatement reconnu ce signe de mauvais augure et ont conduit leur communauté et les touristes en lieu sûr, dans les hauteurs. Un seul Moken a été tué lors du tsunami parce qu’il était handicapé.

‘Les Moken vivent près de la nature…’, dit Narumon Arunotai, un chercheur moken de l’université Chulalongkorn à Bangkok, … ‘leur vie en dépend étroitement, c’est pourquoi ils ont développé un fort instinct de vigilance à l’égard des dangers. Ils ont la sagesse et la connaissance dont nous pouvons tirer des leçons’.

Pe Tat brûle les algues provenant du fond du kabang.

On dit des enfants moken qu’ils apprennent à nager avant de savoir marcher.

Une récente étude scientifique menée par l’université de Lund en Suède montre que l’acuité visuelle des enfants moken est 50% plus grande que celle des enfants européens. En l’espace d’une centaine d’années, ils ont développé la capacité unique de se diriger sous l’eau, utilisant leurs capacités visuelles pour chasser dans les fonds marins. ‘Ils utilisent le système optique de l’oeil aux limites de ce qui est humainement possible’, rapporte la biologiste Anna Gislén.

Dans l’un des récits épiques des Moken il est dit que les ‘Les Moken naissent, vivent et meurent sur leurs bateaux et que les cordons ombilicaux de leurs enfants plongent dans la mer’.

Eh ! Ecoutez ancêtres, nous les Moken sortons en mer pour harponner le poisson’, raconte un mythe moken. ‘Faites en sorte que nous réussissions avec nos harpons !’

Les Moken mangent du poisson, du dugong, des concombres de mer et des crustacés qu’ils capturent avec des harpons, des lances et des lignes. Hook Suriyan Natal dit que de telles méthodes sont durables de sorte qu »il y aura toujours du poisson dans la mer’.

Ils utilisent également des filets pour collecter les coquillages des bassins rocheux et des bas-fonds. Avant de collecter certaines espèces particulières, les Moken font des offrandes spirituelles comme marque de respect, en utilisant le totem ‘lobong’, qui porte les visages des esprits protecteurs.

(Récit moken, courtesy Jacques Ivanoff)

Les Moken sont des navigateurs et des plongeurs hors-pairs. Pe Tat porte des lunettes fabriquées à partir de bidons d’eau en plastique et de bois. Les lentilles sont confectionnées avec du verre provenant de bouteilles cassées et collées sur les lunettes à l’aide de sève d’arbre.

Les îles Surin sont devenues parc national en 1981, ce qui a accru le développement du commerce et du tourisme dans la région. Des restrictions sur la pêche et la collecte ont été imposées aux Moken même si bon nombre d’entre eux – y compris les familles sédentaires – vivent encore des ressources de la terre et de la mer.

Alors que d’autres îles et des zones côtières ont souffert de l’impact de l’immigration, les Îles Surin n’ont quasiment pas été affectées par la présence des Moken. Comme de nombreux peuples indigènes, ils ne prélèvent dans leur environnement que ce dont ils ont besoin pour survivre. Le caractère nomade de leur mode de vie traditionnel signifie également que les ressources forestières et maritimes sont prélevées par rotation et, par conséquent, qu’aucune ressource ou région n’est surexploitée.

Sabi capture crabes, homards, anguilles, oursins et palourdes dans des bassins de roche et des vasières, et creuse pour trouver des vers de sable le long de la ligne de flottaison.

Certaines de ces prises sont conservées pour sa famille tandis que le reste est échangé ou vendu avec d’autres telles que le concombre de mer séché, les huîtres perlières, les écailles de tortue, les nids d’oiseaux comestibles et les nattes de pandanus. Celles-ci étaient traditionnellement échangées avec des taukay (intermédiaires) pour se procurer du riz, de l’huile de cuisson, des filets et tout autre bien nécessaire au quotidien.

Pet Tat, Sabi et leur famille dépendent également des ressources de la forêt telles que les fruits, les racines, le miel et l’igname sauvage ; plus de 150 espèces de plantes sont utilisées pour la nourriture, la médecine, les matériaux de construction et le carburant.

Pendant la mousson, les familles moken dont le mode de vie est encore traditionnel cultivent le riz et le mil sur le rivage et chassent le gibier tel que le sanglier sauvage et la petite biche.

Un village moken sur l’une des Îles Surin.

Les maisons ont été construites pour les Moken par le gouvernement thaïlandais après que le tsunami de 2004 ait détruit de nombreux kabang. Il ne reste que quelques kabang traditionnels dans le village aujourd’hui : la plupart des bateaux sont désormais des embracations standards ‘longues-queues’ thaïlandaises. Le développement post-tsunami a fait perdre aux familles l’accès à leurs domaines de pêche privilégiés.

Les Moken de l’archipel Mergui sont confrontés à de nombreuses menaces : au racisme (ils sont considérés comme ‘arriérés’ par beaucoup en métropole thaïlandaise) à l’assimilation à la société dominante, ou bien encore à être abattu ou arrêté par les gardes-frontières birmans. Certains d’entre eux sont devenus alcooliques, l’alcool ayant été largement introduit par les touristes de passage. Une plus grande dépendance aux biens de consommation a également conduit à une dépendance à l’économie monétaire.

La rupture avec leur environnement et leurs traditions ancestrales est plus que jamais catastrophique pour la santé mentale et physique de peuples indigènes tels que les Moken. ‘Les familles installées dans les villages sédentaires sont perdues’ dit Pe Tat. ‘Elles ne savent pas que faire d’elles-mêmes, parce que la vie qu’elles ont toujours connue n’est plus. Elles s’ennuient alors elles sombrent dans l’alcool.’

Selon le chercheur Narumon Arunotai, la toxicomanie a tué de nombreux Moken. ‘Le résultat est que les veuves ont à endosser de bien plus grandes responsabilités auprès des personnes à leur charge’.

Sous la pleine lune de la mer d’Andaman, Pe Tat, Sabai et leurs enfants dînent à bord de leur kabang.

Ils sont l’une des dernières familles semi-nomades qui naviguent encore sur les eaux claires et profondes des Îles Surin.

‘Les Moken sont comme les tortues’, dit Pe Tat, ‘Nous avons toujours vécu entre mer et terre. C’est ce que nous connaissons, ce que nous sommes et ce à quoi nous appartenons.’

http://www.survivalfrance.org/galeries/moken#1

© Cat Vinton

http://desyeuxpourvoir.blogspot.com/2011/05/locean-est-notre-univers.html

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Publié dans SOCIÉTÉ, SPIRITUALITÉ, VIE

Tagué Amérindiens, Australie, Moken, Surin

Roméo et Louise : une histoire d’amour des années 30

Publié le 11-décembre-2013 | 7 Commentaires

***
L’histoire des peuples est l’histoire de la trahison de l’unité.
Antonin Artaud
En temps de paix, les fils ensevelissent  leurs pères ; en temps de guerre, les pères ensevelissent leurs fils.
Hérodote
Le malheur est à l’art ce que le fumier est à la culture maraîchère.
San Antonio
***
Toute histoire est une histoire d’amour. L’envers en est la haine… Si l’amour apporte quelque chose à la vie, la haine la détruit… Satan  est notre incapacité d’aimer. Aimer n’est pas seulement  ressentir, aimer c’est agir. Satan, c’est une sorte de vêtement  à l’envers de Dieu…
Les  âmes d’aciers râpent la chair des humains.
Nous vivons une ère où l’on a créé un nouveau terrorisme : la peur de manquer de tout. On ne fait plus la différence entre le désir inassouvi de possession et les besoins réels de la vie.
LES ANNÉES 30
Le Canada avait alors une population d’environ 11 millions. Étalée sur un territoire immense en richesses naturelles. Il n’échappa toutefois  pas à la crise suite au  Crash de 1929. Mais, au moins, il y avait des terres, des forêts, des rivières, et des gens débrouillards.
Aujourd’hui ce dont il faut se méfier, c’est que les terres et les ressources n’appartiennent plus aux terriens, mais à des compagnies, des conglomérats, des entités invisibles.  Et de plus en plus concentrées. Et de plus en plus dispersées. Notre avoir collectif nous échappe. Nos terres sont vendues. Notre domaine agricole a des allures de compagnies de plus en plus concentrées.
De là  l’illogisme de ceux qui vous diront de diversifier vos portefeuilles… Dans la réalité, la richesse est la diversification, mais dans la virtualité que l’on veut nous vendre, on fait le discours contraire : la richesse est la concentration.
Et quand le tout appartient à un UN, les parties du tout sont appauvries.  Donc, affaiblies. C’est le principe somme toute simple des structures des ingénieurs.
Un pilier ne supporte pas un ensemble complexe et lourd. C’est la subtilité et répartition des forces qui rend solide.
Or, on ne nous vend que cet UN.
Bien sûr, nous sommes habitués à nos « richesses », à nos gadgets qui les enterrent.
Ce sont les miroirs affinés et illusoires d’un monde qui périclite.
Essayez, en cas de crise, de manger votre ordinateur ou votre cellulaire.
Vous m’en direz des nouvelles…
Le mot craquelin sera alors vraiment compris….
LE LIVRE

Barry Broadfoot partit à la recherche de témoignages de gens qui avaient vécu cette dépression. 600 témoignages.
Le livre  n’est plus disponible en français. J’en ai trouvé un sur EBay l’an dernier. Publié en 1973, il en reste toutefois des éditions en anglais.
Vu à travers le vécu, c’est un voyage dans le temps enrichissant pour comprendre la misère des besoins primaires que vivent encore aujourd’hui la plus grande part des habitants de la planète.
Vous lirez dans ce livre comment un fermier du Québec fit de ses 17 enfants des esclaves; comment un homme de Winnipeg vendit sa fille en mariage; comment les fermiers de Saskatchewan abandonnèrent leurs fermes, ensevelis sous des tonnes de sable; comment le gouvernement établit des camps pour chômeurs afin de les retirer des rues pour éviter les révoltes…
Vous croyez que c’est dépassé? Désuet? Vous voyez le Canada comme un grand pays?  Là où peut rêver sous la gouverne des mêmes modèles de vautours qui ont enseveli 10 années de vie de gens simples? Wall-Street et sa progéniture de cravatés pompeux n’est pas là pour soigner l’âme humaine. Wall-Street tricote du virtuel.
59 % des citoyens disent qu’ils ne peuvent pas retarder leur paye d’une semaine…
On comprend alors que le plus grand terrorisme des pays,  dits développés,  est en fait celui d’une paire de menottes virtuelle : la dette. C’est une bouée de sauvetage temporaire. Comme les bouées de sauvetage, c’est de l’air dans une enveloppe de plastique.
Continuons d’avoir peur…
Pour suppléer au cuir, on a inventé le similicuir. Pour suppléer à la réalité, on a inventé…
***
Roméo et Louise

J’ai choisi un passage plutôt romantique : une histoire d’amour. Mais  Ô combien touchante! J’aurais envie de vous l’expliquer en termes « intellectuels »… Car il y a en effet, une belle leçon à tirer de ce passage : celui de quitter la vie simple par « désir » d’un autre monde plus « plastique ». Et les conséquences qui s’ensuivent…
Mais je vous laisse le texte, car tout le monde a sa vision des choses, des êtres, de l’univers, de la « réalité ».
***********************************************************
« Je me suis acheté un cheval porteur, je l’ai chargé et je suis parti en direction de la rivière Fraser. Et je me suis trouvé une femme aussi, dans une réserve indienne. J’ai fait affaire avec son père. Louise était une très bonne femme, toute jeune. Pour 10$ et un veau, et elle a amené son pony, un pony indien increvable. Le bonhomme avait une Winchester 44-40 et je l’ai achetée pour 10$, je crois qu’il m’a eu là-dessus, mais il m’ »a donnée une boîte de cartouches. J’ai dit à Louise d’apporter tout ce qui lui appartenait, mais avez-vous déjà vu une indienne avec un coffre de cèdre? Ha! Ha        Elle avait des couvertures, des vêtements, un couteau à écorcher, une chaudière pleine de petits cailloux qu’elle ramassait depuis des années dans le ruisseau, et des petits pamphlets distribués par les missionnaires avec des images de Jésus flottant  là-haut dans le ciel. Le premier soir, on en a pris un pour allumer le feu et ma petite squaw a trouvé ça bien drôle. La question de la religion était réglée.
« On est retourné dans les montagnes et on a trouvé une cabane de trappeur en bon état. J’ai rafistolé le poêle, posé des bardeaux sur le toit. On a travaillé fort tous les deux, moi sur la hache et elle avec le cheval, qui transportait les billots jusqu’à la cabane.
Et puis on a rentré notre bois et alors il a fallu décider de ce qu’on ferait de nos veaux. Parce qu’on n’avait pas de foin, vous voyez, et les chevaux peuvent passer l’hiver dans ce pays-là mais pas les vaches. Elles ne peuvent pas gratter la neige jusqu’au sol pour y trouver de l’herbe. Louise savait quoi faire. Vous savez ce qu’elle a fait? Elle s’est approche du premier veau avec son couteau, elle a posé sa main juste au-dessus de la queue d l’animal, a promené ses doigts le long de sa colonne vertébrale et, arrivée à son cou, slic, elle lui a planté son couteau et le veau n’a jamais su qu’il était mort. Là, j’ai su que je m’étais trouvé une vraie femme.
Pas question de manger des steaks matin, midi et soir, non m’sieur. Elle les a dépecés jusqu’à la derni
ère once en gardant toute la graisse, et elle en a fait.
C’était toute une bonne femme et oubliez pas qu’elle avait seulement quinze ans et elle l’aimait son homme blanc au bras tatoué. Elle l’examinait souvent ce tatouage et , chaque fois, elle se mettait à se parler dans son dialecte indien et je n’ai jamais su ce qu’elle racontait.
Elle savait repérer les quelques orignaux qui passaient parfois au nord de chez nous, même si elle n’y était jamais allée. Y en a encore des indiens qui savent ces choses-là. On dit que l’indien d’aujourd’hui doit apprendre à vivre dans le bois tout comme le blanc, mais c’est pas vrai.
Elle m’a beaucoup aidé, cette petite fille-là. Je me suis mis à penser comme un indien et elle, comme un homme blanc, et on s’arrangeait très bien. On a vécu ensemble pendant quatre ans et l’été, moi, j’allais travailler comme cowboy et elle, au Lac ( le lac Williams ) ou quelque part, et on volait tout le monde au coton.  Notre cabane commençait à ressembler à une place qui a du bon sens, avec un jardin ou les mauvaises herbes semblaient ne pas vouloir pousser, et on avait du blé d’Inde, des patates et des citrouilles, à l’automne, et je pense qu’on vivait avec 200$ par année. (…)
La vieille Winchester nous a toujours donné notre orignal. Bon dieu! De quoi arrêter un train ces balles-là. On avait de la perdrix, plein de poisson, quelques légumes, et on achetait du sucre, de la farine, du sel, des fèves, du pétrole, de la graisse, de l’étoffe, un peu d’avoine pour les chevaux, une bouteille pour Noël et on a fait toutes sortes d’affaires et je lui ai montré à lire et à écrire et elle m’a montré a vivre dans le bois.
Non. Pas d’enfants. Ils ne sont jamais venus.
Une fois, la police de la Colombie britannique s’est amenée et ils avaient l’air pas mal curieux et Louise leur a servi un gros steak d’orignal, hors saison, évidemment, mais j’achetais toujours un veau d’un rancher, à l’automne, ce qui me donnait un facture et, comme ça, on mangeait du boeuf, du chevreuil  et de l’orignal à l’année longue juste sur cette facture-là et c’était toujours Louise qui s’occupait d’abattre le veau. D’une vois chaude, la main sur l’ »épine dorsale et la bête s’apercevait de rien.
(…)
Évidemment, c’était pas toujours la cerise sur la crème glacée. D’abord on n’a jamais vu de crème. Pis des cerises non plus. J’avais des problèmes avec Louise, mais pas parce qu’elle était indienne, mais parce qu’elle était femme. Ces photos sur les murs, des photos de revues de femmes. Là-bas, Christ, c’était un tout autre monde. Des voitures éclatantes, des robes longues, du champagne. Pourquoi on peut pas aller à Vancouver? Allons à Vancouver. Quand est-ce qu’on va aller à Vancouver voir un film? Je luis disais que là-bas, le monde entier était à l’envers.
C’était les sales années 30, évidemment, mais j’avais là une fille de 19 ans, belle comme un lys de montagne, grande, mince, intelligente, qui n’avait jamais vu un film,entendu la radio ou porté la bonne robe ce qui fait que, Christ, c’ était seulement une question de temps avant que je capitule. Alors un bon matin, j’ai dit d’accord. « Prépare-toi, on s’en va à Clinton prendre le train pour Vancouver ». Elle était comme une enfant. J’avais vaguement l’idée de voler une voiture, le vieux truc des plaques matricules, en tout cas me faire un coupe d’argent vite, comme je le pourrais et j’avais quelques idées. J’suis un bien bon garçon, hein? Eh! Bien, non! De toutes manières, on allait s’amuser et s’aimer tant qu’on pourrait, ça c’était garanti.
Trois jours plus tard, on fermait la cabane. Je suis allé atteler les chevaux et comme je revenais vers la cabane, que le diable m’emporte si c’est pas vrai, elle était debout devant la porte dans une toilette incroyable. Vous auriez dit une femme de la haute société, habillée comme les modèles dans les revues de mode de la ville. Elle s’était acheté de l’étoffe l’automne précédent, je suppose, elle avait bien étudié les photos et elle s’était fait ces vêtements, chapeau, veston, jupe, blouse toute l’affaire. Aux pieds, elle avait encore ses mocassins.
« Alors j’ai poussé des cris d’admiration, elle a eu des petits rires neveux et on est parti sur le sentier. Elle était monté en amazone à cause de sa jupe, voyez-vous. En amazone sur une grande selle western, si vous pouvez me croire. Tout à fait comme une grande dame. On est arrivés devant un ruisseau et son pinto, un de ces petits chevaux indiens, a probablement dû être effrayé par le rouge de sa jupe qui était pas rouge, Christ, elle était écarlate, et il a fait un saut de travers et Louise a été projetée et j’ai entendu très distinctement un craquement. Sa tête s’était écrasée sur une pierre dans le ruisseau. J’ai senti tout de suite qu’elle était morte avant même de m’approcher d’elle. Elle l’était. Pas même un dernier sourire avant de mourir. Morte. Je l’ai attachée à la selle et je suis arrivé chez son père, 20 milles plus loin, avant la tombée de la nuit et, le lendemain matin, on l’a enterrée dans sa toilette de ville rose et écarlate sous de beaux peupliers.
«  On avait pas besoin de prêtre. On n’y a même pas pensé. Y avait seulement moi et Louise et tout le reste du monde, tous vos maudits dossiers, vos cartes de sécurité sociale et vos cartes d’assurance-automobile, et vos grand livres de recensement à Ottawa, tout ça n’existait pas. C’est sa famille et moi qui l’avons enterrée dans une boîte de bois et je suis resté près de la fosse quand ses frères et se s cousins ont commencé à jeter de la terre et j’ai dit : « Adieu, Louise, je t’ai aimée, et je suis content que t’as pas vu la ville. J’ai dit à son monde que je reviendrais pas, que la cabane, tout ce qu’il y avait dedans était à eux, et son frère, Manuel a dit qu’il planterait une croix blanche sur la tombe et qu’il m’en enverrait un dessin s’il savait où est-ce que j’allais être et j’ai dit que je ne savais pas où j’allais être et je suis monté sur mon cheval, le même que celui sur lequel j’étais arrivé dans ces pays et avait rencontré Louise, et j’ai quitté ce maudit pays et je suis jamais retourné. »  p. 123, 124, 125.
( Il éclate en sanglots.)

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Tagué Amérindiens, amour, Bonheur, Crash 1929, Crise financière, misère, pauvreté, réalité, richesse, Roméo et, Roméo et Juliette

La piste des larmes

Publié le 9-décembre-2013 | Poster un commentaire

Pendant près de quarante ans, les tribus indiennes vont mener un combat désespéré pour sauver leurs terres. « C’est le formidable choc de deux races , de deux cultures que rien n’avait préparées à une confrontation pacifique. La victoire du plus fort. Récits répétitifs où, le plus souvent, les Indiens manifestent aux Européens leur hospitalité , et en retour, répétitifs aussi, les massacres perpétrés par les Blancs.
Citons seulement le massacre des Sauks et des Fox, du chef Black Hawk en 1832, celui des Cheyennes du chef Black Kettle en 1864, à Sand Creek au Colorado, le massacre des Sioux de Sitting Bull en 1890 à Standing Rock Reservation et l’assassinat de Sitting Bull lui-même, et enfin le massacre le plus tristement célèbre, en 1890 toujours, à Wounded Knee dans le Dakota du Sud.
Bien sûr , il y eût  des Blancs pour tenter d’arrêter le carnage, on ne peut taire le nombre impressionnant des grands tueurs, parmi lesquels, Juan Ponce de Léon en Floride, Hernando de Soto, Custer, Le colonel Chivington. On ne peut oublier non plus la terrible litanie des grandes déportations des Cinq Tribus civilisées vers l’Oklahoma et celle des Cherokees  de leur Géorgie natale vers l’Oklahoma encore, de toutes les déportations la pire d’entre elles est connue dans l’histoire  sous le nom de  » Piste des larmes ». Les soldats à cheval forcèrent à marcher, pendant 1750 kilomètres jusqu’à l’épuisement, 15 000 Indiens, hommes, femmes et enfants: 4000 d’entre eux devaient mourir en route.
Les grands chefs de la résistance indienne, tous martyrs, le roi Philip, Joseph Brant, Black Hawk, Cochise, Géronimo, Chief Joseph, Crazy Horse, Sitting Bull.
A ce noir tableau, il faut rajouter la liste des maladies apportées par les Blancs.
En fin un dernier énoncé: celui des tribus disparues, victimes d’un génocide plus ou moins conscient et organisé. L’un des plus grands chefs de la résistance indienne Tecumseh, un Shawnee, s’écriera un jour et sa lamentation est passée à l’histoire:  » Où sont aujourd’hui les Pequots? Où sont les Narragansett, les Mohicans, Les Pokanoket et tant d’autres tribus de notre peuple, autrefois si puissant?  » Tant d’autres tribus : des centaines. »

C’est l’histoire de New Echota, qui se trouve etre l’ancienne capitale de la nation indienne Cherokee.
New echota est devenu la capitale de cette nation au cours du XIX eme siecle, mais ca a ete aussi le lieu de leur chute … puisque sous la pression de Washington, certains indiens ont signe un traite approuvant leur deplacement vers l’Oklahoma, traite qualifie d’illegal par la nation Cherokee (car non approuvee par le conseil)…
Au début des années 1800, les cherokees à moitié massacrés par l’homme blanc sont poussés vers l’ouest, loin de leurs terres. Cette poussée fut accentuée quand on découvrit l’or. La Georgie confisqua donc ces terres (35 000 acres) aux indiens, abolissant leurs lois et leurs coutumes et les empêchant de témoigner devant la justice contre un blanc. Ils avaient l’interdiction de dire quelque chose contre l’immigration. Au printemps 1834, on confisqua la propriété du chef cherokee White Bird pendant qu’il négociait à Washington. De 1835 à 1837, on extermina les creeks en Alabama et les séminoles en Floride. Ceux qui en réchappèrent furent déportés. Le 10 mai 1838, le Général Scott accompagné de 7000 soldats donna un ultimatum aux cherokees résistants du nord de la Georgie. Le 18 mai, l’ordre fut donné aux troupes de rassembler les futurs déportés. Sous la menace des armes, sans qu’on leur laisse le temps de prendre leurs affaires, séparant parfois les enfants de leurs parents, on les regroupa dans 31 forts. Pendant ce rassemblement, il furent traités comme du bétail et  subirent des cruautés. Ils n’avaient rien d’autre que les vêtements qu’ils portaient. La sécheresse tua environ 1500 cherokees.  Le chef cherokee White Bird obtint du président Van Buren de pouvoir conduire eux-mêmes leur migration. 16 groupes de 1000 hommes chacun commencèrent alors la piste des larmes. Certains allaient pieds nus. Beaucoup d’enfants moururent à cause de la sécheresse et des maladies. Quand vint le rude hiver, certains sans couverture, beaucoup moururent de froid. Qatie Ross, la femme du chef cherokee White Bird (devenu John Ross) donna sa couverture à un enfant, elle mourut d’une pneumonie. D’autres succombèrent après avoir bu de l’eau croupie. On estime le nombre de morts sur la piste des larmes à 1 indien sur 4.
A cette époque il y avait des débats pour savoir si un indien était humain et avait une âme!
Le nom « la piste des larmes » ne vient pas des pleurs versés par les cherokees pendant leur marche mais des larmes versées par ceux qui les voyaient passer et qui compatissaient.
                     
Et voila comment en plein hiver 1838, 18000 indiens ont pris la route vers l’Ouest … et 4000 d’entre eux y ont laisse la vie ! Cette route vers l’Ouest est desormais surnomme Trail of Tears (la piste des Larmes).

Bien sur, une fois les indiens partis, les lieux ont ete abandonnes et les hommes ont bien trop vite oublie cette histoire … depuis les baraques indiennes ont ete reconstituees.
 

http://amerindien.e-monsite.com/

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Tagué Amérindiens, HISTOIRE, massacres

L’arc-en-ciel

Publié le 1-décembre-2013 | Poster un commentaire

Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se
mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était
la plus belle, la plus importante, la plus utile, la
préférée !
Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien
convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur
querelle s’enfla de plus en plus. Soudain, un éclair
d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel,
accompagné de roulements de tonnerre. La pluie
commença à tomber à torrents sans discontinuer.
Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se
rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des
autres.
La pluie prit la parole : «Stupides créatures qui
vous battez entre vous, chacune essayant de dominer
l’autre, ne savez-vous pas que c’est Dieu qui vous a
faites toutes, chacune dans un but particulier,
uniques et différentes ?
Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous
toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous
étendre à travers le ciel en un magnifique
arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes,
que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une
promesse qu’il est avec vous, et comme un signe
d’espérance pour demain…»
Ainsi, chaque fois que Dieu envoie une pluie pour
laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel,
et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler
qu’il veut que nous sachions, nous aussi, nous
apprécier les uns les autres et le louer de notre
merveilleuse complémentarité…
Légende amérindienne

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La crise amérindienne des subprimes de 1708

Publié le 15-novembre-2013 | 1 commentaire

La crise des subprimes (en anglais : subprime mortgage crisis) touche le secteur des prêts hypothécaires à risque (subprime mortgage) aux États-Unis à partir de juillet 2007, déclenchant la crise financière de 2007 à 2011. En instaurant une méfiance envers les créances titrisées comprenant une part de ces crédits, elle a participé au déclenchement du krach de l’automne 2008. Ces deux événements sont rétrospectivement considérés comme les deux étapes d’une même crise financière, entraînant une récession touchant l’ensemble de la planète.
WIKISAITOUT
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
En 1707, un étrange voyageur se promenait en Amérique. Il eut une idée de génie: acheter des Tepees et les revendre à un prix plus élevé. Il arriva donc dans un village amérindiens et constata leur triste état de vie: les enfants souriaient, les femmes se donnaient à tous les hommes, et l’on tuait du bison à bouche que veux-tu avec des arcs et des flèches.
De plus, ils ne savaient lire et n’étaient pas chrétiens.
L’homme possédait un cheval qu’il avait peinturé comme la Rolls’ Royce de John Lennon.

John Zachs voulait faire des affaires. Il acheta donc son premier Tepee à un jeune amérindien en lui faisant une démonstration étonnante sur son pouvoir de se défendre. Ce qu’il fit d’ailleurs dans TOUTES les autres tribus. Mais les armes n’étaient là que l’infime partie de son projet.
Par un soir de juin, il fit une réunion dans la ville de Fuckman City sous prétexte de vendre des casseroles sur lesquelles les aliments ne collaient pas. Il en profita alors pour trouver 4 vendeurs à qui il donna une formation sur l’art de devenir riche sans chercher de l’or.
 » L’or est dans les idiots ».
Et c’est ainsi que naquit la célèbre chaîne de Ponzi – mais avant la lettre, comme on dit. Il décora des chevaux en les peinturlurant et envoya ses vendeurs acheter des Tepees et, par la suite, recruter d’autre vendeurs.
Pendant ce temps, son associé, Grande Bouche Gorge, s’employa à répandre la rumeur que les autres tribus allaient les attaquer. Le 11 septembre, il détruisit les deux Teepes des chefs en lançant des boules usinées d’écorce de bouleaux imbibée d’huile  à lampe.
Quelques  mois plus tôt, il avait formé un groupement d’amérindiens en leur montrant une manière d’anéantir le moral de l’ennemi par le sacrifice de soi.
« Il vous faut attacher des boules d’écorce de bouleaux à vos ventres et courir vite dans le campement adverse pour incendier tous les Tepees. « 
Les amérindiens comprirent vite « l’avantage » d’une victime semant la terreur,  et se mirent à danser.
PREMIER VILLAGE
Le premier village détruit, à la suite d’une rumeur, fut une perte totale. Mais le malin Daik Cheney avait empilé toutes les peaux de bisons en enterrant la viande.

MAISON-BISON
« Vous n’avez plus de peaux de bisons pour vos Tepees, nous allons vous en vendre ».
Ils vendirent donc toutes les peaux de bison en l’espace de quelques mois, puisque l’hiver arrivait. Et les amérindiens ayant  peu à manger, ils leur fournirent de la viande  à condition qu’ils mettent leur maison  en saisie en cas de non paiement.
« Les Teepes sont si rares, qu’ils auront atteint un prix supérieur à leur valeur dès l’an prochain. »
LE VILLAGE GLOBAL
Pendant ce temps, un banquier en route vers l’Europe, avait transformé les Tepees en masse monétaire qu’il vendit à des banques sous  PCAA. : Papiers Confidentiels Accotés à des Actifs.
Ô!
Il fit une conférence sur la richesse des peuples indigènes et vendit des titres que les banques s’échangèrent. Les amérindiens, dépossédés, furent invités à travailler dans des usines de fabrication de Tepees pour payer leurs intérêts. Mais on les paya si peu cher qu’ils ne réussirent pas à payer leurs intérêts. De par la loi, ils furent invités à quitter leur Tepee et à camper dans une tente de nylon fabriquée en Chine au prix le plus bas possible.
Des millions d’amérindiens quittèrent leur Tepee, saisi, et cherchèrent refuge aux abords des villes.
Il advint alors que plus personne n’avait les moyens d’acheter des Tepees et que les gens qui les vendaient n’avaient plus d’emplois. Les Tepees perdirent toute leur valeur.
Après avoir créé une usine de peintures à chevaux, les usines -elles aussi- déclinèrent. Étant donné qu’il s’agissait d’une industrie importante, on alla piger dans la poche des citoyens suffisamment d’argent pour faire rouler les usines.
Depuis ce temps, il n’y a plus de bisons, ni de chair à bison, ni de peaux de bisons.
Il reste les baisés géniaux- devenus pauvres –  qui ont conçu le moyen d’être riche avec les pauvres et de devenir – pour plusieurs -, plus riches encore.  C’est un peu compliqué…
Du moins en apparence…
En résumé: si on veut votre peau, on enterrera votre chair en vous rendant débiles et mécaniques.
P.S.: Quand vous tentez de relever votre statut social ou simplement votre aisance de vivre, vous êtes confronté à un E.T. Ponzi.

« Maison! Maison!
Gaëtan Pelletier
15 novembre 2013

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CRACHONS SUR LA TOMBE DU GÉNÉRAL CUSTER AVEC JOHNNY CASH

Publié le 14-novembre-2013 | Poster un commentaire

 
Rares les dates joyeuses dans l’histoire des guerres indiennes, litanie de massacres coloniaux. Le 25 juin 1876 fait exception à la règle : ce jour-là, un certain Général Custer se fait ratiboiser avec ses troupes à Little Big Horn. Jour sombre pour la bannière étoilée et répit de courte durée pour les Indiens. Une date qui inspira le grand Johnny Cash, entre sarcasme et country limpide.
Johnny Cash, « Custer », 1964« Pour certains, c’était un héros. Pour moi c’était un zéro1 ». Pas fan du Général Custer, Johnny Cash. Et peu enclin à la compassion malgré le décès violent du susdit à Little Big Horn, le 25 juin 1876 – « Douze milliers de guerriers l’attendaient, c’était imprévu / Et le général, il ne galope plus très bien désormais2. » Oui, on entend presque Johnny se poiler à l’évocation de sa mort. Logique. Pleurer la disparition du massacreur de Washita, du « grand pacificateur » des contrées indiennes ? Faut pas charrier.
Même si l’historiographie a récemment déchargé Custer de certains immondices (Ce n’est pas lui qui aurait dit « Un bon indien est un indien mort » et l’ampleur du massacre de Washita a été un brin revue à la baisse3), le général à la longue chevelure blondasse comme les blés de son Ohio natal – « Oh oui, les cheveux blonds du Général Georges A. Custer avaient un certain lustre / Mais il ne galope plus très bien désormais »4, ricane Cash – reste un symbole de l’extermination du peuple indien, « sport » qu’il pratiquait avec autant d’enthousiasme que Buffalo Bill envers le peuple bison. Un des grands salopards de l’histoire, tué alors qu’il ambitionnait de se présenter aux présidentielles – il lui manquait juste une dernière victoire sur les Indiens pour lancer sa campagne sous de bons auspices. Fail.
Comme de juste, Johnny Cash se marre, répétant en boucle «  he don’t ride well anymore  », épitaphe rigolarde. La chanson est tirée de l’album Bitter Tears – Ballads of the american indian (1964), pépite country méconnue. Cash y chante les malheurs des amérindiens, leurslarmes amères (Bitter Tears), les promesses jamais tenues des envahisseurs5 et les massacres à répétition. Le chanteur a toujours revendiqué une ascendance indienne, affirmant que du sang Cherokee coulait dans ses veines6. Outre la légitime haine inspirée à tout homme de bien par Custer et ses semblables, il se peut que cela ait aiguisé son fiel. Amers Indiens.

Custer apparaît aussi dans le film Little Big Man (1970), d’Arthur Penn, qui le ridiculise dans les grandes largeurs. Vaniteux, stupide, mégalo, le héros de la guerre de Sécession se dégonfle pour laisser place à un personnage aussi glorieux qu’une flaque de boue. Pffft. Dans un autre registre, moins frontal, « Please M. Custer » (ci-dessus), hit de Larry Verne dans les années 1960, dévoile le quotidien du troufion moyen sur le sentier de la guerre. Pas la joie de servir sous les ordres de Custer ; l’attente avant la bataille, les cris de l’ennemi, les flèches qui fusent, avec cette supplique comme seul remède : «  S’il vous plaît, Monsieur Custer, je veux pas y aller.  » Et plus loin, en aparté : « Je me demande comment on dit « ami » en peau rouge ? Voyons voir… « ami »… ah oui, « Kemo sabe », c’est ça. KEMO SABE ! Eh, là-bas, j’ai dit KEMO SABE ! » Too late, les flèches crépitent, la « nuit apache » (copyright Bérus) s’abat sur le malheureux… Fallait pas s’engager, eh, banane.

Mais assez parlé de Custer. Comme son homologue ès massacres indiens John Chivington, le général glapit en enfer – et c’est tant mieux. Pour élargir l’approche, votre serviteur conseille de se tourner vers Richard Desjardins, fringant Québécois qui, avec « Les Yankees » (ci-dessus), a su résumer la question indienne de la plus belle des manières. Pas de référent historique précis, pas de noms ni de dates, simplement la chronique d’un Empire « yankee » fou qui pose sa patte de fer sur les derniers humains de la terre. Aux menaces de l’envahisseur – «  Nous venons de la part du Big Control, son laser vibre dans le pôle, nous avons tout tout tout conquis jusqu’à la glace des galaxies. Le président m’a commandé de pacifier le monde entier. […] . Maint’nant assez de discussion et signez-moi la reddition » -, les Indiens rétorquent par des paroles pleines de sagesses : « Gringo ! T’auras rien de nous. De ma mémoire de titan, mémoire de ‘tit enfant, ça fait longtemps que je t’attends. Gringo ! Va-t-en ! Va-t-en ! Allez Gringo ! Que Dieu te blesse !  ».
Que Dieu te blesse ? Pour Custer, au moins, c’est chose faite. Petite consolation…

1 To some he was a hero but to me his score was zero
2 Twelve thousand warriors waited they were unanticipated / And the General he don’t ride well anymore
3 La proportion de femmes et enfants massacrée serait moindre que ça n’a été longtemps dit. Ceci dit, la pseudo bataille de Washita reste, avec Wounded Kneeet Sand Creek, l’un des épisodes les plus noirs d’une histoire pas glorieuse.
4 General George A.Custer oh his yellow hair had lustre / But the General he don’t ride well anymore.
5 La magnifique « As Long as the grass shall grow » fait ainsi référence à l’engagement (aussitôt violé) de laisser une tribu iroquoise en paix pour l’éternité (« Tant que l’herbe poussera  ») si elle acceptait de déménager en des terres éloignées.
6 Il revint sur cette affirmation dans les années 1990, quand il découvrit, ô malheur, que son arbre généalogique plantait ses racines en Écosse.
 

 http://www.article11.info/?Crachons-sur-la-tombe-du-General#pagination_page

 

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Les enseignements du Pâle

Publié le 16-décembre-2012 | 1 commentaire

[Note perso ]  Voici une partie de l’histoire du Clan du Feu extrait d’un bouquin que j’ai à la maison …
Voir également :
Squaws
Pow wow boréal
Ils étaient les héritiers de la Terre
Femme bison blanc
Portraits d’amérindiens
Ours blanc raconte l’histoire des Hopis

Selon notre tradition, nous Cherokee ou Tsalagi, nous nous appelons Ani Yun Wiwa, au sens où notre philosophie de la création et nos rêcits font référence à notre devoir sacré d’instiller la Lumière, de manifester le bien dans l’intérêt de tous les êtres.

Nous faisons remonter nos origines aux étoiles que vous appelez Pléiades, et que nous appelons les 7 Danceuses. La lignée Ywahoo des Tsalagis a vu le jour il y a 2860 ans grâce à un gardien des Mystéres, le Pâle, un grand maître dont le nom n’est prononcé qu’au cours de cérémonies. Ses enseignements ont été confiés à 27 Ywahoos, qui ont la responsabilité des méthodes de stabilisation du mental en période de confusion. Ainsi, ces enseignements ont été maintenus pendant 27 générations, ils m’ont été transmis à moi, Dhyani Ywahoo par mon grand père, Eonah Fisher qui les a reçu lui même de mon arrière grand père, Rain Cloud.

Pour les êtres humains, les époques d’obscurité sont fertiles en occasions de comprendre les cadeaux de l’esprit et le potentiel créateur de notre pensée, de corriger nos conditionnments et donc nos actions, de faire les bons choix et de parcourir le Sentier de la Beauté.
En 873 avant Jc, alors que mon peuple commençait à oublier certains de ses sages enseignements, revint dans les Smoky Mountains, chez nous, le peuple Tsalagi, celui que nous appelons le Pâle . Il avait le teint pâle, et était né d’une femme qui n’avait pas connu d’homme; sa grand mère rêvait de miracles depuis quelques temps, et les deux femmes attendirent, et elles virent que la petite fille portait un enfant , même si elles vivaient seules. Elles savaient que c’était une grâce particulière, que l’enfant serait une semence d’étoiles qui revenait afin de hâter l’effet des bonnes relations dans le coeur de tous . Un grand nombre d’êtres célestes vinrent célébrer la naissance de cet enfant, et il fut reçu avec beaucoup de grâce et de bienveillance, et élevé d’une manière particulière.
Le Pâle ralluma les feux sacrés et réaffirma les principes fondamentaux de la création, afin que nos temples reflètent de nouveau la lumière du clair esprit et que les gensvivent en harmonie avec la Terre et les uns avec les autres. Il laissa de nombreuses prophéties et des enseignements. Certaines de ses prophéties font référence à cette époque ci, appelée dans notre calendrier tasalagi le neuvième et dernier stade de la purification. D’après ce calendrier ancien, nous nous trouvons à la fin du cinquième monde , et nous nous préparons à entrer dans le sixième , un monde de relation claire et de juste compréhension, où chacun prendra soin de l’autre pendant des troubles, et où le son sacré précipitera l’avènement de ce dont les gens auront besoin.

Maison de feu anasazi

En attendant ce jour là, chacun de nous a le devoir de se défaire de ses doutes, d’écarter son ignorance et de réaliser à nouveau que l’étincelle du clair esprit , le principe créateur, le grand Mystère, est en nous mêmes. Ce mystère est un potentiel non manifesté, le vide, indiqué par le glyphe ovale qui est au centre de notre calendrier sacré. C’est aussi le zéro. Avec la compréhension du zéro revint la claire relation au pouvoir de l’esprit – car du vide émerge votre rêve , c’est à dire votre réalité, et grâce au vortex du son, à L’énergie de la volonté, au pouvoir de la claire intention, à la sagesse de l’équanimité et de la compassion, à l’action juste qui construit et améne les choses à une claire conclusion. Ces trois feux créateurs existent en chacun de nous, comme des spirales d’énergie en mouvement perpétuel, faisant perpétuellement apparaitre les fruits de notre intention et de notre désir. Ils sont la grâce d’Asga Ya Galunlati, l’Être Créateur , et circulent en nous, vivifiant l’esprit, animant la forme.

Le Pâle rappela aux gens comment vivre en harmonie avec ces vérités fondamentales. Il leur enseigna les 5 rituels sacrés que partagent les peuples amérindiens, ces rituels étant des façons de garder un esprit pur.
Les offrandes fumée clarifient l’esprit et le climat; en fumant, on consacre ses prières dans tous les mondes. le Pâle a donné des instructions particulières sur l’offrande du tabac et du cèdre. Les rituels de jeune et de sudation sont des offrandes destinées à purifier le corps et l’esprit , à soulager les gens de l’ignorance et de la souffrance. Par la vigile sacrée, on cultive le feu de la sagesse, on implore une vision. on appele le courage et la compassion pour parcourir le Sentier de la Beauté dans l’intérêt de tous. Nos pratiques religieuses favorisent une communion avec les puissances et les éléments naturels, y compris les Adawee, ces êtres angéliques qui sont les gardiens des directions, des portes de la conscience, et des cérémonies fondées sur les cycles solaires et lunaires, de même que les mouvements des étoiles.

Ainsi , le Pâle a donné sept aide-mémoires, afin que tous puissent se rappeler et honorer l’unité du cercle :
1 – Ce qui marche, nage, vole ou rampe est en relation; les montagnes, les ruisseaux et les vallées, tout est relié à votre pensée et à votre action.
2 – Ce qui se produit autour de vous et en vous reflète votre propre esprit et vous montre le rêve que vous êtes en train de tisser.
3 – Trois principes de l’esprit éveillé guident l’action éclairée : la volonté de voir le Mystère tel qu’il est, l’intention de manifester son but dans l’intérêt de tous, et le courage de faire ce qui doit être fait.
4 – La générosité de couer et d’action apporte la paix et l’abondance à tous ceux qui font partie du cercle.
5 – Le respect des ancêtres, du clan, du territoire et de la nation inspire des actes accomplis en harmonie avec la loi sacrée des soins appropriés aux cadeaux reçus.
6 – L’action dans l’intérêt du territoire et des gens pour 7 générations forme la conscience du Gardien Planétaire, qui rêve de ceux qui ne sont pas encore nés, et est perpétuellement attentif au déploiement de la Vie.
7 – Être en bonne relation, transformer ses patterns de séparation, pacifier les émotions conflictuelles, c’est faire l’experience de la sagesse intérieure, et calme le lac du Mystère.
Quelques 700 ans après le Pâle, un autre maître est venu chez nous les Tsalagis, nous rappeler les instructions sacrées et la façon de les remplir. Il s’appelait Wotan. Il fut conçu de façon miraculeuse, et enfant de la Promesse il fut élevé dès son jeune âge au temple, où il atteignit un niveau de prêtrise élevée comme maître du Vent.
Pendant longtemps il médita à l’intérieur de la caverne d’un volcan inactif. A un certain moment il y fut brûlé, et il perdit la pigmentation de sa peau, puis par la suite il porta un masque. A cause du niveau élevé d’accomplissements et de sa pâle couleur de peau de Wotan, on peut trouver différentes dates attribuées à la venue du Pâle alors qu’on parle de deux maîtres différents .

Ce que nous voyons aujourd’hui, c’est une des prophéties réalisée. ceux qui croient en la primauté de la matière cherchent encore à manipuler et à réduire l’intensité de la flamme de la clarté de l’esprit et d’âme. L’esprit de séparation et l’esprit de domination ont enegndré des génocides à travers le monde, destructions de terres et de cultures, et inventions d’armements suffisament puissants pour tuer 20 fois tous les habitants de la Terre.
Suivant nos enseignements, toutes ces souffrances sont inutiles. Elles résultent de l’orgueil, de l’idée qu’on est meilleur ou plus important que l’autre. En réalité, dans le cercle de la juste relation, il n’y a ni haut ni bas, ni dedans ni dehors, mais tous ensemble dans le cercle sacré.
Tiré des enseignements des Indiens Tsalagi , Dhyani Ywahoo, édition le Jour.
 

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Tagué Amérindiens, enseignements, HISTOIRE

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